"I" comme Icare, de Henri Verneuil (1979)
Lors
de son enquête pour retrouver l’assassin du président d’un pays
imaginaire, le procureur Volney (Yves Montand) suspecte un individu qui
a participé à un test dans un laboratoire du département de psychologie
de l’Université de Layé. Volney rencontre le professeur qui mène le
test.
L’expérience extraite du film de Verneuil repose sur les
recherches effectuées par Stanley Milgram, docteur en psychologie
sociale de l’Université de Harvard et professeur à l’Université de Yale
(Layé, anagramme de Yale). Milgram relate ses recherches dans un
ouvrage Soumission à l’autorité, paru aux Editions Calmann-Lévy,
Collection «Liberté de l’esprit», Paris, 1974.
D’une enquête apparemment banale sur l’apprentissage et la mémoire, Milgram a fait une fantastique série d’expériences, où des hommes et des femmes recevaient l’ordre d’infliger à une innocente victime des chocs électriques de plus en plus violents.
Combien d’entre eux allaient faire taire leur conscience ? Combien d’entre eux allaient, en un mot, obéir ? Et jusqu’où ?
Les résultats jetèrent à bas le rassurant édifice des prévisions de toutes origines, notamment celles des psychiatres, et firent naître une controverse passionnée.
Car c’est l’un des dilemmes les plus
importants de notre époque qui se trouve à la base de ces travaux : où
finit la soumission à l’autorité, et où commence la responsabilité de
l’individu ?
I comme Icare, 1
envoyé par arcobaleni
I comme Icare, 2
envoyé par arcobaleni