Le Planning Familial (re)monte au créneau
Je viens de lire ça chez Néa : le Planning Familial lance une campagne d'information sur la sexualité, la contraception et l'avortement, sur le territoire francilien, dans les gares et le métro, du 18 au 27 janvier.
Alors bon, en soi, l'idée d'une campagne d'information est une très bonne chose. Sauf que.
Sauf que c'est encore le Planning Familial (et ses partenaires : le CADAC, le Conseil Régional d'Ile de France et l'ANCIC) qui s'y colle ! Que ça n'a pas l'air d'intéresser des masses les ministères de la Santé et de l'Education, bref, l'Etat, de s'occuper de ce genre de campagne, et que ce n'est pas seulement regrettable : c'est carrément scandaleux.
D'ailleurs, les quelques lignes qui présentent cette campagne, sur le site du Planning Familial, font froid dans le dos :
"Les lois sur la contraception et l'avortement relèvent aujourd'hui
moins du droit que de la tolérance. Elles ne sont pas correctement
appliquées et les libertés que l'on croyait hier acquises sont de moins
en moins reconnues."
A ceux et celles qui douteraient de la réalité de la menace qui plane sur nos droits (et quand je dis "nos", j'entends les droits des femmes ET des hommes, car je pars du principe que la contraception et l'avortement rendent chacun des partenaires plus libre. Même si, in fine, c'est bien sûr la femme qui décide), on peut recommander la lecture de Avorter aujourd'hui, trente ans après la loi Veil, d'Olivia Benamou (paru en 2005, aux Editions Mille et Une Nuits).
On rappellera également aux indécrottables optimistes que l'actuel gouvernement grouille de réactionnaires, que rien ne distingue de ceux qui, il y a à peine plus de trente ans, ont conspué et insulté Simone Veil, défendant sa loi devant l'Assemblée. Voire d'intégristes catholiques, à l'instar de Christine Boutin.
On ajoutera enfin que l'exposition sur le Zizi sexuel qui se tient actuellement à La Villette a suscité de vives réactions, dignes d'un autre âge...
