Place Assise Non Numérotée

Badaboum (version Loïc Lantoine) Photoblog politique

23 août 2008

"Plus sombre est la nuit, plus proche est le réveil"

Vu sur le blog Je voudrais vivre libre et égale.


Découvrez Keny Arkana!

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[Ne vous fiez pas aux apparences : le blog est toujours en pause. Merci à tous et toutes pour vos commentaires. Je vous fais des bises.]

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02 août 2008

Article XI : Le Grand Jour



ArticleXIÇa y est, aujourd'hui c'est le grand jour ! Sortez les chapeaux pointus, le pouët-pouët et tout le tintouin : Le Charançon Libéré revient !

Guy M., illustre blogueur z'influent toujours en avance d'un scoupe, nous l'annonçait dès l'aube, ce matin : "Il revient !".

Et c'est quelques heures plus tard que Le Charançon himself a officiellement déclaré ouvert le site Article XI. Sur lequel on retrouve aussi Lémi, ancien tenancier de feu l'ONK (Observatoire National du Kitch), qui réussit l'exploit - en deux billets - de me donner (presque) envie de lire des polars. Et puis, on découvre (du moins, moi je le découvre) Pierre, qui nous cause des Jeux.

Bonne lecture à tous !

Dans la catégorie "ça-n'a-rien-à-voir-mais" : pour ceux et celles qui seraient dans le coin, il y a une manifestation organisée aujourd'hui, à 16 heures, devant le Centre de Rétention Administrative du Mesnil-Amelot (Seine et Marne). Compte tenu de ce qui s'est passé samedi dernier, alors même que la manifestation avait été autorisée par la préfecture, ce serait pas mal qu'il y ait du monde... Le rendez-vous est fixé sur le parking du CRA à 16 heures, 1 rue Périchet, au Mesnil-Amelot.

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18 juillet 2008

"Val est à Charlie ce que Sarkozy est à la France"

[Mouarf mouarf mouarf (entendez un gros rire méphistophélique)]

Si vous révisez de temps à autre votre alphabet sur le blog de JR, ou que vous empruntez parfois L'Escalier Qui Bibliothèque, vous savez que Môsieur Philippe Val a viré Siné de Charlie Hebdo (remarquez, vous avez aussi pu le lire sur le site de Marianne2...). Entre parenthèses, on peut regretter que ce coup d'éclat survienne pendant les vacances d'été de Sébastien Fontenelle (portraitiste talentueux de Philippe Val, à ses heures).

Le renvoi de Siné peut faire grincer des dents pour tout un tas de raisons. Pas la peine que je m'étende là-dessus. Mais grâce à Guy Bedos, ça nous donne aussi une occasion de sourire (qu'il serait dommage de laisser passer, vu que bon, on vit quand même pas une période très folichonne).

«Philippe Val,

Tu es à Charlie Hebdo ce que Sarkozy est à la France.

A la différence près que lui a été élu ; toi, dans des conditions qui m’échappent et dont je me tape, tu as fait un coup d’Etat. Me revient une phrase que j’avais écrite à propos de certains politiques, de droite ou de gauche, et qui, au regard de ton attitude, te concerne aujourd’hui: "Ce n’est pas en crachant dans les miroirs qu’on guérit de l’eczéma. Ça les démange et ils se grattent sur la peau des autres."

Après t’être acharné - c’était une urgence! - sur Denis Robert, dont manifestement tu ne connais ni les livres, ni les films, voilà que tu t’en prends à Bob Siné, que, brutalement, tu vires pour antisémitisme. Il y a longtemps que les lecteurs attentifs de "Charlie" savent ce qui vous oppose à propos du conflit israélo-palestinien. Prétexte, donc.

Antisémite, Siné ? As-tu lu David Grossman et Amos Oz, écrivains israéliens qui, sans relâche, luttent, en Israël, contre l’actuel pouvoir israélien ? Antisémites eux aussi ?

Moi qui ai dit sur la scène de l’Olympia: "Je ne confondrai jamais Ariel Sharon et Bibi Netanyahu avec Anne Franck et Primo Levi", suis-je pour autant un néo-nazi qui s’ignore ?

Je pourrais te mépriser, je te plains.»

Source : Rue89
A lire aussi (tant qu'on y est) : "Siné viré, Charlie Hebdo en deuil..."



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13 mai 2008

Braves gens, n'ayez plus peur

[Vu sur le blog de Turandot]


Braves gens n'ayez plus peur
envoyé par thefdm

Ce reportage est en libre téléchargement (version bêta) sur le site des auteurs : collectifpanic.org

Il est également possible d'acheter la version finale du DVD (sortie prévue fin mai 2008) pour 10 euros, frais de port compris : écrire à collectifpanic@no-logo.org

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27 mars 2008

Rétention de Sûreté : Une Peine Infinie

Rétention de Sûreté, Une Peine Infinie (Réfutations III), de Thomas Lacoste, a été projeté en avant-première lors de la Nuit des Libertés Publiques, le 20 mars dernier.

Pour soutenir cette initiative et les futurs opus de la série "Réfutations" vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) par paiement en ligne www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris.


Rétention de Sûreté CHAP I
envoyé par lautrecampagne

Pour visionner les trois autres chapitres : L'Autre Campagne

A lire également : "Contre la damnation", texte de Patrick Chamoiseau écrit pour être lu lors de la Nuit des Libertés Publiques, lu par Anaïs de Courson Von Sothen, comédienne. Et aussi : "Rétention : Abolition !", compte-rendu de la Nuit des Libertés Publiques par Iyhel

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24 janvier 2008

Rétention de sûreté : politique de civilisation ?

logo_SM_180Hier, j'ai assisté au forum public sur le thème "Rétention de sûreté : politique de civilisation ?", organisé par le SM à l'occasion de la contre-rentrée judiciaire.

La Chambre des Criées était comble, mais il y avait très peu de "Monsieur Tout le Monde", et beaucoup de magistrats, avocats, et étudiants en droit. Ce qui laisse penser que l'information a été mal relayée, malgré l'énergie des Vigilants.

C'est dommage, parce que c'était passionnant. Tous les intervenants étaient formidables. De quoi donner des arguments à Maurice, quand il discute politique avec René, au bistrot des copains ou ailleurs.

Robert Badinter a été le dernier à intervenir*. Fustigeant "la législation de faits divers" (un fait divers frappant l'opinion = une loi) et "la société médiatico-monarchique" (le président dit à la télé qu'il va faire ceci ou cela = ceci ou cela est voté peu de temps après par l'Assemblée), il a rappelé que cette loi sur la rétention de sûreté faisait suite à l'affaire Francis Evrard (qui est un cas unique : malgré les recherches, on n'a trouvé aucune affaire semblable sur ces trente dernières années). Rappelé également que l'on s'apprête à enfermer des hommes après qu'ils aient purgé leur peine, et ce pour une durée indéterminée, alors même que le pourcentage de récidive en matière de crimes sexuels se situe entre 1 et 2%.

Venant de l'homme dont le nom est rattaché à l'abolition de la peine de mort, comme celui de Simone Veil l'est à la légalisation de l'avortement, l'évocation du "fantasme de l'élimination" fait frémir. Car, oui, nous en sommes là. De nouveau là. De nouveau, on instrumentalise la psychiatrie et on crée une catégorie de sous-hommes. De nouveau, on laisse la notion, utilisée dans tous les états totalitaires**, de "criminel né" se répandre dans l'opinion publique et empoisonner le Droit. On ne juge plus l'acte criminel, mais le criminel, l'homme lui-même. Non plus seulement sur ce qu'il a fait, mais sur ce que l'on suppose qu'il peut faire.

Bien sûr, l'élimination est sociale, et non plus physique. Mais la logique d'enfermement et d'élimination est là, et il s'agit tout de même d'une régression dramatique. La prévention de la récidive, qui est une notion juridique, fait place à une notion plus politique et conceptuelle, qui ne recouvre rien de précis : la notion de "dangerosité".

"Moi, je suis du côté des victimes." (Nicolas Sarkozy)
En mettant systématiquement en avant la victime (pour laquelle on éprouve spontanément de la sympathie, parce que c'est humain), on exerce ce que Alain Blanc, président de l'Association Française de Criminologie et membre du Syndicat de la Magistrature, a appelé un "chantage à la compassion". Dès lors, il est impossible de discuter puisque tout ce qu'on pourra dire sera perçu comme de la complaisance envers le criminel. Et malheureusement, je suis d'avis que Robert Badinter a raison de penser qu'on n'est pas sorti de l'auberge et qu'on en a pour un bout de temps...

* Je n'ai malheureusement pas pu noter le nom de tous les intervenants.
** Régime totalitaire (définition du Petit Robert) : régime à parti unique, n'admettant aucune opposition organisée, dans lequel le pouvoir politique dirige souverainement et tend à confisquer la totalité des activités de la société qu'il domine.

PS : Je rappelle au passage qu'il est encore temps de signer la pétition contre la rétention de sûreté, déjà évoquée ici.

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18 janvier 2008

Les franchises médicales : un choix idéologique, et non pas économique


Réfutations chap. 5 : santé�
envoyé par lautrecampagne

A LIRE : "Le pire est toujours possible", dernier billet de Christian Lehmann (à l'origine de L'appel contre la franchise), sur le blog En attendant H5N1, ainsi que "Franchises médicales : un malade du SIDA en grève des soins", d'Olivier Bonnet.

On peut également faire un tour sur le site de Pascal-Bruno (qui est en grève de soins) pour le soutenir.

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15 janvier 2008

"J'accuse" toujours d'actualité

Par Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l'Homme

Source : Libération (lien aimablement proposé par Dominique Hasselmann)

Voilà 110 ans qu’Emile Zola publiait son «J’accuse» pour faire libérer et réhabiliter Alfred Dreyfus. Parce que la vérité et la justice ne pouvaient s’incliner devant le mensonge officiel et la machine judiciaire. Zola fut condamné, mais son geste mit en mouvement des femmes et des hommes qui ne supportaient pas l’injustice au pays de la Révolution française. Ce sont eux qui fondèrent en 1898 la Ligue française des droits de l’homme et du citoyen (LDH). C’est de l’affaire Dreyfus que date l’engagement des «intellectuels». Contre la volonté des gouvernants, la vigilance citoyenne avait sauvé l’honneur de la République salie par l’antisémitisme et le militarisme.

Les fondateurs de la LDH décidèrent qu’après Dreyfus ils continueraient à défendre les droits et libertés de tout être humain victime de l’injustice. Face à la répression sociale, à l’oppression nazie ou à l’arbitraire colonial, militants, résistants et combattants ont trouvé à leurs côtés les héritiers d’Emile Zola. Toujours prêts à s’indigner, ils ont été couverts de sarcasmes comme l’avait été Zola par les xénophobes et les antisémites. On flétrit avant-hier la «République des professeurs», hier les «belles âmes», aujourd’hui les «droitsde-l’hommistes», invention du Club de l’horloge, dont la réapparition dans tel discours politicien rappelle la permanence de la haine des droits de l’homme et de leurs défenseurs.

Mais, dira-t-on, quelles horreurs présentes pourraient se comparer au déferlement antisémite antidreyfusard, aux camps nazis, à la torture en Algérie ou aux centaines de corps flottant sur la Seine le 17 octobre 1961 ? Comment assimiler les temps que nous vivons aux sinistres années 40 ou même aux sanglants affrontements de la guerre d’Algérie ? Certes, le 1er mai 1995, ce n’était plus que le corps d’un seul Algérien ou «présumé tel», celui de Brahim Bouarram, qui flottait sur la Seine. Mais la haine antisémite et raciste continue d’inspirer une cohorte de comportements haineux, violents et discriminatoires, et comment ne pas évoquer là la mort sous la torture d’Ilan Halimi, là l’assassinat de Chaïb Zehaf ?

Montaigne nous l’a appris, «chaque homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition». Avec chaque victime du racisme, de l’antisémitisme ou de la xénophobie, c’est notre humanité commune qui est frappée. Or des femmes et des enfants meurent sur les barbelés de Ceuta et de Melilla ou au large des îles Canaries ; des déboutés du droit d’asile sont tués ou torturés après leur reconduite à la frontière ; un enfant à Amiens, une femme à Belleville, un jeune futur père à Rosny-sous-Bois s’écrasent au pied d’un immeuble pour échapper à la chasse aux sans-papiers ; on se suicide en centre de rétention ; des enfants sont arrachés à leurs parents pour crime d’absence de carte de séjour. On fiche, on traque, on rafle ceux dont la vie n’est qu’exil, misère et angoisse. On poursuit pour délit de fraternité ceux qui leur apportent secours et assistance. Les instituteurs, les assistantes sociales, les inspecteurs du travail sont sommés de rabattre ce misérable gibier vers les convocations pièges et les souricières jusqu’aux portes des écoles. Alors, oui, nous sentons que la colère d’Emile Zola n’est pas passée de saison. Combien d’années devrons-nous supporter l’image d’une France qui claque la porte de l’asile et de la solidarité, qui expulse petits et grands, qui maintient dans la précarité, la peur, la surexploitation des centaines de milliers d’êtres humains qui vivent parmi nous ?

Chacun d’eux, désespéré au fond d’un centre de rétention, ligoté sur son siège d’avion, projeté dans l’inconnu à l’autre bout du monde, est comme un écho de l’innocent de l’île du Diable. Chacun de ces destins broyés est une nouvelle affaire Dreyfus. En leur nom à tous, au nom des milliers de «délinquants de la solidarité» qui restent fidèles à la République de Zola, j’ose me réclamer de la grande voix.

J’accuse ceux qui ont proposé, voté et fait voter ces lois inhumaines de persécuter des innocents pour le plus grand profit de mafieux, de marchands de sommeil et de travail au noir, et pour la plus grande honte des citoyens attachés à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. J’accuse ceux qui, semaine après semaine, exigent plus d’arrestations, plus d’expulsions, plus d’exils d’être la cause de souffrances innombrables, voire trop souvent de la mort d’humains qui ne sont coupables que de fuir la terreur ou la misère, de vouloir vivre le plus dignement possible et de rêver, pour leurs enfants, d’un avenir meilleur.

J’accuse ceux qui, par calcul ou lâcheté, détournent les yeux, se bouchent les oreilles et se tiennent à l’écart de la solidarité humaine avec les sans-papiers, les sans-asile, les sans-droits, de contribuer par leur passivité et leur silence à un repli xénophobe qui, dans les manuels d’histoire de demain, restera comme une tache sur le livre de la République. La Ligue des droits de l’homme, en ce 110e anniversaire de la publication du «J’accuse» d’Emile Zola, appelle chaque citoyenne et chaque citoyen à faire de cette cause d’humanité, d’égalité et de solidarité, en ces temps difficiles, notre affaire Dreyfus à tous.

NB : Les liens ont été ajoutés par mes soins.

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01 janvier 2008

Bonne année 2008 !

sqarkozy9

(Un grand merci à D., du blog Torapamavoa)

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17 décembre 2007

Inspecteurs du travail en grève illimitée

Pendant que Ginette fantasme sur la balade en amoureux à Mickeyland, les inspecteurs du travail refusent de servir Brice Hortefeux et entament aujourd'hui une grève illimitée. Ils entendent ainsi "protester contre les missions que le gouvernement veut leur imposer, selon eux, pour l'expulsion de sans-papiers".

"Nous rappelons que si l’inspection du travail est chargée, dans ses fonctions de contrôle, d’assurer, notamment, le respect des dispositions légales interdisant le travail illégal sous toutes ses formes, il n’entre pas dans ses prérogatives d’assurer la police des étrangers", déclarent la CGT, Sud et le syndicat des inspecteurs du travail affilié à FSU dans un courrier adressé mardi au ministre du Travail Xavier Bertrand.

"Les 'opérations conjointes’", entre les services de lutte contre le travail illégal et la police "tendent à transformer les agents de contrôle de l’inspection du travail en auxiliaires de police pour permettre d’atteindre ’l’objectif’ de 25.000 expulsions en 2007 claironné", par le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux, poursuivent les syndicats.

Selon eux, "ces opérations n’ont manifestement pas pour objet la lutte contre le travail illégal mais l’instrumentalisation de celle-ci pour faire procéder à des reconduites à la frontière par les forces de police".

Ca tombe bien, cette grève, puisque je comptais justement vous parler du Réseau Emploi Formation Insertion. Christophe Fétat (du blog Muet Comme Un Carpe Diem) a raison : ce n'est pas nouveau. Pourtant, les médias en font si peu mention, de ces actions de résistance, qu'il me semble que ça vaut la peine d'en parler. Ca réchauffe, les jours de désespérance.

Le Réseau Emploi Formation Insertion a été créé par des salariés de services publics, d'associations et de centres de formation, qui refusent de collaborer à la chasse à l'étranger.

LIRE LE MANIFESTE DU R.E.F.I.

The future is murder, nous sommes au bord du gouffre, quelque part dans le royaume de France, une enfant de 10 ans dit "Maîtresse, je ne veux pas partir", mais aujourd'hui, j'ai envie (besoin ?) de croire qu'une résistance s'organise pour de bon. Merci à ceux qui se battent, avec leurs moyens et leurs mots.

boomp3.com

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