12 juin 2009
Monsieur Stéphane Hessel
11 juin 2009
Camp No Border à Calais (23-29 juin)
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04 juin 2009
Dimanche, j'irai à la pêche... Ou pas !
Il y a quelque temps, un billet de Mademoiselle S. m'a fait tout drôle (oui, parce que bon, je n'écris plus depuis des mois, mais je lis quand même, faut pas déconner).
Selon un informateur bien informé ayant ses entrées au Ministère de la Vérité, Mademoiselle est bôôôcoup plus jeune que moi. Pourtant, nous partageons à peu près les mêmes souvenirs, les mêmes débuts de sensibilisation à la politique. (L'Heure de Vérité m'a particulièrement marquée. D'une part parce qu'à l'époque, je ne comprenais pas grand chose à ce qui s'y baragouinait ; d'autre part, parce qu'il se trouve que le présentateur de l'émission a été maire de la petite ville de banlieue où j'ai grandi, avant de mourir d'une "longue maladie".)
Pour revenir au billet de Mademoiselle, l'effet bœuf qu'il a produit tient moins aux mots qu'elle emprunte à l'un de nos plus grands poètes pas encore morts, qu'à la description du monde dans lequel nous avons grandi et s'est éveillée notre conscience politique. Monde qu'on imaginait perfectible, mais pas moribond. Du coup, après lecture, l'idée m'a effleurée que peut-être, on était quelques uns à éprouver la sensation physique que tout s'écroule sous nos pieds sans qu'on puisse y faire grand chose (mais ce n'est pas une raison pour ne rien faire du tout, hein !).
Parce que c'est l'une des grandes forces de cet Ordre Nouveau (qui ressemble étrangement à un grand bond en arrière, mais bon, passons) : qu'est-ce qu'on se sent seul et isolé quand on ne partage pas l'enthousiasme ravageur d'un Lefebvre, le panache d'une Morano, le volontarisme d'un Besson, la candeur d'un Bussereau, ou la foi d'un Guaino... D'ailleurs, il suffit de jeter un œil au Courrier International, de temps en temps : vu de l'extérieur, on est tous (plus ou moins) sarkozystes (de la même manière que pour nous, Français, tous les Italiens étaient plus ou moins berlusconiens, il n'y a pas si longtemps...). L'opposition est inexistante, ou inaudible, ou les deux. On veut résister ; on fait des grèves, des rassemblements, des salons, des manifs, on lance des pétitions, tout ça. Et en fin de comptes, il se passe quoi ? Pas grand chose. Voire que dalle. On parvient tout juste à intéresser suffisamment les médias pour qu'ils nous fassent passer pour des espèces de dinosaures, des nostalgiques de l'Ancien Monde, des réfractaires au Changement, voire carrément pour des terroristes.
Mais je m'égare...
En fait, ce qui m'a vraiment fait tout drôle, c'est qu'après avoir lu ce billet, j'ai réalisé que pour la première fois de ma vie, je n'avais absolument au-cu-ne envie d'aller voter. Pas le moindre petit frétillement à l'idée de tendre ma carte d'électeur à un type qui se retient (mal) de bailler, pas la moindre excitation à l'idée d'entendre « a voté ! », rien ! Faut croire que l'adoption du "mini" Traité Européen par voie parlementaire m'est resté méchamment coincée en travers de la gorge...
Et comme pour enfoncer le clou, peu de temps après, je suis tombée là-dessus :
[Cliquez pour agrandir... Enfin, c'est vous qui voyez.]
J'en conclus - un peu hâtivement peut-être, mais rien n'est moins sûr - que l'Europe se passera très bien de ma voix*. D'ailleurs, je serais prête à parier qu'on ne veut pas la même chose, Elle et moi.
* Ça ressemble à une décision définitive, mais ça n'en est pas une. Si ça s'trouve, j'irai voter blanc...
03 juin 2009
Pétition : Pour en finir avec les dérives antiterroristes
Depuis 1986, date où la législation antiterroriste a été instaurée en France, un empilement de lois successives a construit un système pénal d'exception qui renoue avec les lois scélérates du XIXème siècle et rappelle les périodes les plus sombres de notre histoire.
L’accusation d’ « association de malfaiteurs en vue de commettre une infraction terroriste », inscrite au Code pénal en 1996, est la clef de voûte du nouveau régime. Or, ses contours sont particulièrement flous : il suffit de deux personnes pour constituer un « groupe terroriste » et il suffit d’un acte préparatoire pour que l’infraction soit caractérisée. Cet acte préparatoire n’est pas défini dans la loi, il peut s’agir du simple fait d'entreposer des tracts chez soi. Surtout, n'importe quel type de relation – même ténue ou lointaine, voire amoureuse ou amicale – avec l’un des membres constituant le « groupe » suffit pour être impliqué à son tour. C’est pourquoi, sur dix personnes incarcérées pour des infractions « en rapport avec le terrorisme », neuf le sont sous cette qualification.
De l’aveu même de ses promoteurs, ce droit spécial répond à un objectif de prévention. À la différence du droit commun qui incrimine des actes, la pratique antiterroriste se satisfait d’intentions, voire de simples relations. Suivant le juge Bruguière, cité par Human Rights Watch, « la particularité de la loi est qu’elle nous permet de poursuivre des personnes impliquées dans une activité terroriste sans avoir à établir un lien entre cette activité et un projet terroriste précis ». C’est dans cette perspective qu’on a vu la possession de certains livres devenir un élément à charge, car ils constitueraient des indices sur des opinions ; et de l’opinion à l’intention, il n’y a qu’un pas.
(Comité pour l'Abrogation des Lois AntiterroristeS*)
* Le Comité pour l'Abrogation des Lois Antiterroristes - CALAS - est animé par Giorgio Agamben, Esther Benbassa, Luc Boltanski, Antoine Comte, Eric Hazan, Gilles Manceron, Karine Parrot, Carlo Santulli et Agnès Tricoire.
A LIRE EGALEMENT : "Pour en finir avec l'exception antiterroriste" (L'Escalier Qui Bibliothèque)
[Egalement relayé sur Les 17 millions... et les autres]
02 juin 2009
Avant le rassemblement devant le Conseil d'Etat...
à 16 heures
au CICP 21 ter, rue Voltaire
Paris 11ème
M° Nation ou Rue des Boulets









































