19 avril 2009
Cité Durmar : Impasse En Péril

Paris, Cité Durmar
© Flo Py
IMPASSE EN PERIL
Cité Durmar 154 rue d'Oberkampf 75011
NOUS, LES OCCUPANTS DE LA CITE DURMAR, AVONS BESOIN D'AIDE POUR FAIRE CONNAÎTRE LE DANGER QUI NOUS MENACE :
L'EXPULSION DE L'ENSEMBLE DES FAMILLES ET DES ARTISANS, ARTISTES ET PROFESSIONNELS QUI Y VIVENT DEPUIS DE NOMBREUSES ANNEES.
Depuis plusieurs années, nous avons tout tenté pour préserver notre cadre de vie, lieu de mémoire de l'époque industrielle du siècle passé, et surtout îlot désormais rare de mixité sociale.
Savez-vous par exemple que se trouve ici la plus vieille forge de Paris, un découpeur des carrés de papiers multicolores utilisés sur les marchés ? Des personnes âgées qui sont nées et ont vécu dans la même impasse toute leur vie ?
Que des ateliers d'artistes et de graphistes côtoient ceux des brocanteurs, des repousseurs sur métaux, des créateurs de bijoux ? Que les ateliers de confection côtoient des sociétés de production d'œuvres cinématographiques et multimédia ?
Ces activités font appel à des personnes de compétences, de générations et de profils sociaux extrêmement variés et la proximité dans laquelle elles travaillent, favorisent l'intégration de leurs enfants et l'harmonie dans laquelle nous vivons. Les liens qui se créent entre les enfants des uns et des autres lorsqu'ils jouent ensemble dans l'allée pavée persistent à l'école du quartier, et cela soutient incontestablement ceux dont les parents parlent encore mal le français.
Très attachés à la qualité exceptionnelle de notre cadre de vie, nous avons multiplié les offres d'achat pour tenter d'acquérir ce terrain. C'est pourtant un marchand de bien qui a fini par emporter l'affaire, malgré une offre d'un montant inférieur à la nôtre ! La manœuvre douteuse qui a présidé à cette vente a été reconnue par les tribunaux mais la vente est néanmoins actée.
Nous sommes maintenant menacés d'expulsion et subissons au quotidien les tracasseries habituelles des requins de l'immobilier. Citons dans le désordre : négligence de l'entretien (alimentation d'eau non réparée, poubelles accumulées, arrivée de rats...), charges non justifiées, accès principal bloqué arbitrairement au mépris de la sécurité de tous, nouveaux employés grossiers et hostiles... Tous les moyens sont bons pour nous pousser dehors.
De notre côté, nous avons intenté des procédures pour contester les congés (expulsion sans indemnités) que nous avons tous reçus, bien que nous soyons en règle et en activité.
Nous savons que ces combats ne se gagnent pas seulement aux tribunaux et nous mettons par conséquent tout en œuvre pour empêcher que le profit financier d'un homme d'affaire ait raison contre une communauté paisible de familles et de travailleurs.
cite.durmar@orange.fr
12 avril 2009
J'suis qu'un grain de poussière
casino paris 7 HIGELIN 1983
envoyé par crypto77
[Spéciale dédicace à JR]
09 avril 2009
Les réservistes de la Police Nationale mobilisés !
« En application des textes réglementaires, un plan de rappel de la
réserve statutaire de la police nationale a été défini dans la
perspective de répondre aux rappels individuels ou collectifs du
ministre chargé de l’intérieur en cas de menace ou de troubles graves à
l’ordre public. Il prévoit notamment que les services d’emploi prennent
contact avec les réservistes statutaires afin que chacun d’entre eux
connaisse son poste d’affectation. Pour le 30 juin, l’ensemble des
réservistes statutaires devront être affectés de manière opérationnelle. »
Source : Tout Est Dans Tout
(On retrouve également l'information sur le site Bellaciao.)
A lire également (c'est directement en rapport) : Et si le temps virait à l'émeute ? (Article XI)
[Egalement relayé sur Les 17 millions... et les autres]
05 avril 2009
02 avril 2009
Histoire d'un cours interdit
[Par Claude-Marie Vadrot]
« Je suis inquiet, très, très inquiet...
Vendredi dernier, à
titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de
Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education
Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai
décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la
protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans
les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans),
dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire
Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon,
avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux
étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les
pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les
étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée
franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les
deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des
vigiles...
- « Monsieur Vadrot ? ».
- euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit.
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas à vous donner d’explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum.
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
- C’est non....
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers
l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une
heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui
porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la
nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer
pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les
étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je
décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je
retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant
manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à
nouveau l’entrée.
Evidemment, je finis par me fâcher et exige, sous
peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la
surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit
par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter
mon CV et le contenu de mon blog. Cela commence à ressembler à un
procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes.
D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur
Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs et Alain Bué,
insistent et menacent d’un scandale.
Le directeur de la
Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je
pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le
ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition
incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme
journaliste, en Union soviétique :
- Ecoutez, si vous me promettez
de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres
professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et
probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire
l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon
existence, en France.
Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin
de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel
point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement
angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très
peur... »
NB : j'ai reçu ce témoignage par mail (un grand merci à Dorémi, une fois de plus), mais on peut le retrouver sur les blogs de Claude-Marie Vadrot, L'Horreur Ecologique et Jardinage et Environnement au Naturel.
[Egalement posté sur le blog Les 17 millions... et les autres]
01 avril 2009
Debout
« On ne considèrera jamais assez la station debout, et les déambulations qu'elle permet, comme une admirable conquête. Gloire aux jambes qui ont un jour commencé à nous porter, sous les sourires d'encouragement - « C'est bien, c'est bien, mais il se tient tout seul ! » -, puis à nous conduire durant tout le voyage, ces jambes qui, un jour futur, nous lâcheront à nouveau, plus lasses que lâches, usées, réclamant cannes et béquilles. Gloire aux jambes, donc, gloire à leur couple éphémère. Comme dit le sphinx, l'animal énigmatique ne marche sur deux pattes qu'à l'heure de midi. »
Naissances, Pierre Péju
Editions Gallimard, 1998







































